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Transhumanisme : en route vers l’Homme augmenté

Un futur où l’Homme fusionnerait avec les machines ? Où il ne connaîtrait plus la maladie, la vieillesse, voire la mort ? C’est ce qu’imaginent les transhumanistes. Bienvenue dans l’ère de l’Humain +.

Bienvenue dans votre futur. Un futur proche, très proche. Que vous avez le pouvoir de façonner… ou de laisser entre d’autres mains. Voici le premier billet d’une série consacrée à un courant de pensée technophile qui a déjà beaucoup fait parler de lui, j’ai nommé le transhumanisme.

Vous connaissez sûrement les mythes de la pierre philosophale, de la fontaine de Jouvence, du Saint Graal, de Prométhée, d’Icare. Nous avons, de tous temps, rêvé de nous améliorer. D’être plus forts, plus intelligents, l’égal des Dieux. Aujourd’hui, les surhommes des comics et des légendes antiques ne sont plus juste un rêve. Et les bouquins d’Isaac Asimov ne semblent plus aussi éloignés de la réalité.

Intelligence artificielle, robotique, nanotechnologies : la science progresse, inexorablement. Ce qui était inconcevable il y a quelques décennies fait partie de notre quotidien. Les smartphones sont devenus les prolongements de nos bras. Bras que nous n’aurons même plus besoin d’utiliser avec les Google Glass.

A quand des implants, directement dans le cerveau, qui nous permettront de mieux voir, de surfer sur internet par l’esprit, sans smartphone ou sans Google Glass ? Et bien, peut être demain.

“Humain +”

Kezako, le transhumanisme ? C’est un mouvement (de pensée) né en Californie dans les années 80, qui soutient que grâce à la technologie, l’Homme pourra accroître ses capacités, s’améliorer. Pour les transhumanistes, l’Homme est arrivé à une nouvelle étape de son évolution : l’évolution grâce aux machines et aux biotechnologies.

En s’appuyant sur les progrès de la science, nous modifierons notre corps et notre esprit, décuplerons nos sens et notre intelligence, et deviendrons des “Humains +”. Des “Hommes augmentés”, pour qui le vieillissement et la maladie seront un lointain souvenir. Cette “révolution biotechnologique” devrait rapidement advenir, d’ici à 2030.

Certes, ça peut vous sembler fantaisiste, ou utopique. Mais il ne s’agit pas d’une lubie, loin de là. Le transhumanisme réunit des milliers de personnes à travers le monde, à commencer par des philosophes et des chercheurs mondialement reconnus, qui rivalisent de projets scientifiques pour développer par exemple une Intelligence Artificielle. Et tout ceci se chiffre en millions, voire milliards, de dollars.

Ian Reid, un pompier écossais qui a perdu sa main dans un accident, et sa main bionique “i-Limb Pulse”. (Credit: Touch Bionics)

Fusionner avec la machine

Les transhumanistes qui font le plus parler d’eux se trouvent outre-Atlantique, en Californie. Le mouvement y réunit des scientifiques, des pôles de recherche, et des industriels, comme Apple, IBM et… Google.

Aux côtés d’entreprises comme Nokia et Cisco, la firme de Mountain View a financé en 2009 l’ouverture de la “Singularity University” (SU). Situé sur le campus de la NASA, dans la Silicon Valley, ce think tank réunit de nombreux chercheurs. Tous les ans, des séminaires et des universités d’été y sont organisés. But de ces rencontres : réfléchir aux moyens de préparer la “Singularité”.

La singularité technologique, what’s that, me direz-vous ? C’est tout simplement ce moment où les machines (les super-ordinateurs), dont la puissance de calcul double tous les 18 mois, nous égalerons. C’est ce moment où l’intelligence artificielle sera en passe de nous surpasser.

Pour éviter entre autres de tomber sous la coupe d’une intelligence artificielle inamicale, semblable au HAL 9000 de “2001, l’odyssée de l’espace”, l’Homme se transcendera. Pour se transcender, il utilisera la convergence des “NBIC” (nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives). Combinées, ces technologies permettront à l’être humain, parmi d’autres scénarios, de se transformer en cyborg.

L’ère de la Singularité

Dans son livre “Humanité 2.0 : la bible du changement”, Ray Kurzweil, l’un des leaders des “singularitariens”, explique : “La Singularité est une période future où le rythme des changements technologiques sera si rapide et son impact si profond que la vie humaine sera transformée de manière irréversible.”

Ray Kurzweil est un scientifique réputé, inventeur de systèmes de reconnaissance vocale et ancien conseiller de l’armée US. Il croit à un futur où nous verrons notre vie s’allonger toujours plus, jusqu’à devenir quasiment immortels.

 

A ses côtés, Google. La firme a un rêve : passer du gentil moteur de recherche et des Google Glass à un “ami cybernétique”, qui vous accompagnerait partout pour vous donner accès à “toute la connaissance du monde”. Un robot intelligent, qui devinerait ce dont vous avez besoin, avant même que vous n’y ayez pensé. Et pourquoi pas faire mieux, et implanter Google directement en nous, pour “améliorer nos performances”… C’est pour arriver à cet objectif que Google a recruté Ray Kurzweil, en tant que directeur de l’ingénierie.

 

La Singularité, selon Ray Kurzweil, devrait être une réalité d’ici 2029 à peu près, quand l’intelligence artificielle égalera celle de l’Homme. Puis, en 2045, l’être humain pourra fusionner son cerveau avec une intelligence artificielle, et augmenter ses capacités intellectuelles jusqu’à un milliard de fois.

 

Les progrès de la science semblent concorder avec la prédiction des singularitariens. En juillet 2013, des chercheurs américains du MIT ont fait passer à “l’ordinateur le plus intelligent du monde” un test de QI. Ils ont constaté que cette intelligence artificielle était aussi intelligente qu’un enfant de 4 ans

 

Parler des risques

S’activent aussi d’autres transhumanistes, en particulier en Europe : les technoprogressistes. Des “transhumanistes démocratiques”, qui s’opposent au transhumanisme californien des origines, libertarien, individualiste et néo-libéral. Les technoprogressistes essaient surtout de se démarquer des extropiens, la frange la plus radicale du transhumanisme, qui porte au progrès une confiance quasi-aveugle.

“Les technoprogressistes vont au-delà de la simple technologie et s’intéressent aux conséquences sociales, à comment ces technologies bouleverseront la société et comment anticiper pour gérer au mieux… et pour tous”, explique David Latapie, trésorier de l’AFT, association transhumaniste française, aussi appellée “Technoprog”. Créé en 2010, Technoprog compte 45 membres (des philosophes, des scientifiques, des informaticiens) et 300 participants à son forum en ligne. L’association organise régulièrement des rencontres-débat et des conférences, pour “créer le débat”.

“Contrairement aux extropiens, qui croient en un progrès illimité par la science et les techniques, nous nous préoccupons des intérêts collectifs, du bien commun. Il n’est pas question de développer des technologies et de réfléchir après”, explique Marc Roux, le président de l’AFT.

Objectif de Technoprog : “sensibiliser les gens au transhumanisme”. Déplorant l’“indifférence”, la “passivité”, voire l’“inculture technologique” du public, mais aussi des hommes politiques, l’AFT essaie d’ouvrir le débat, en particulier sur les risques du transhumanisme (à suivre dans un prochain billet).

Les bienfaits du transhumanisme, tout comme ses risques, “iIl faut en parler, et tout faire pour que la transition vers l’Homme augmenté se fasse de la meilleure façon possible”, ajoute Marc Roux.

Seul hic : alors que les transhumanistes californiens ont derrière eux une batterie de milliardaires et d’entreprises, finançant des projets de recherche bien concrets (à suivre dans le prochain billet !), ce n’est pas le cas des technoprogressistes, moins visibles médiatiquement et moins nombreux.

“Le courant californien a toutes les cartes en main : un leader en la personne de Ray Kurzweil, une université dans la Silicon Valley, ainsi qu’une totale absence de scrupules ou de réflexion sur les répercussions sociales de leur idéologie”, écrit Rue89, plutôt pessimiste.

Des scrupules, une réflexion sur les risques (éthiques ou sociaux) du transhumanisme, il en faudra bien, pourtant. Dans le documentaire de Cécile Denjean, “Un homme presque parfait”, Joël Garreau, journaliste au Washington Post et conseiller scientifique de Spielberg, remarque : “nous sommes la première espèce à prendre le contrôle de notre propre évolution. En essayant de nous améliorer, allons nous faire de nous des monstres ? Nous nous modifions nous même (…), c’est un énorme défi. La question est de savoir comment nous allons rester humains dans tout ça.”

A suivre, dans le prochain billet : des projets de recherche bien concrets, des prothèses intelligentes et des implants qui permettent aux personnes amputées de marcher, aux aveugles de voir, aux tétraplégiques de se mouvoir… Le transhumanisme n’est pas une lubie, mais déjà une réalité.

 

A lire aussi (et pour s’y retrouver) :

1/ Transhumanisme : en route vers l’Homme augmenté

2/ Transhumanisme : aujourd’hui, l’Homme réparé

3/ Transhumanisme : demain, l’Homme amélioré

4/ Transhumanisme : technologie d’avenir, débat d’aujourd’hui (Reportage VIDEO)

5/ Transhumanisme : un futur entre nos mains

 

 

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Crema Shine : une liseuse Sud Coréenne performante

La Crema Shine et une liseuse proposée en Corée du Sud, et qui propose écran E-Ink Pearl HD, processeur 1 GHz, 8 Go de mémoire, et Android 4 pour une centaine d’euros.

Si en ce moment, on retient son souffle en attendant le lancement des nouvelles gammes de liseuses des géants de l’ebook, et c’est donc du côté d’acteurs plus modestes que se fait l’actualité dans ce domaine.

 

La Crema Shine est une liseuse sur Coréenne proposée par Crema, un groupement de 5 grands éditeurs et d’un service de distribution. Cela fait d’ailleurs penser au groupement Tolino en Allemagne qui a donné naissance au Tolino Shine.

La liseuse propose un écran tactile 6 pouces à encre électronique Pearl HD avec éclairage intégré, pèse 185 grammes, se connecte au Wi-Fi et lit PDF et fichiers ePub. Jusque là, rien de très nouveau. Mais avec à l’intérieur Android en version 4, un processeur 1 GHz et 8 Go de mémoire en plus de l’emplacement microSD, le tout pour 100 € (conversion brute), les spécifications de la liseuse sont en réalité assez impressionnantes.

Des liseuses comme la Tolino Shine proposé en Allemagne à ce prix, ou les Kindle Paperwhite, Kobo Glo, Cybook Odyssey HD Glowlight sont directement concurrencées par ce type d’appareil, même si elles ont un coup d’avance puisque les nouvelles gammes sont imminentes.

Des spécifications ne suffisent pas en soi à évaluer une liseuse : Assemblage et qualité des matériaux, interface utilisateurs, logiciels, formats pris en charge, gestion des DRM, écosystème de contenus…sont aussi à prendre en compte. Mais voici en tout cas ce qu’il est aujourd’hui possible de proposer techniquement pour une centaine d’euros.

Après une période où seuls les géants de l’ebook pouvaient proposer des liseuses vraiment performantes, de nouveaux acteurs arrivent désormais à proposer des alternatives intéressantes quelques mois seulement après les modèles de référence des géants du secteur, condamnés à innover et à proposer toujours plus.

Voilà qui promet donc de belles choses en termes de spécifications des prochaines liseuses chez Sony (l’écran Mobius ?), Kobo (un appareil de type Kobo Aura en 6 pouces serait imminent), ou encore Amazon pour lequel il n’y a aucune information, mais qui a commencé à réduire le prix de sa liseuse d’entrée de gamme dans plusieurs pays.

Source : The Digital Reader

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Les tablettes Apple se vendent moins

L’IDC vient de publier son bilan du deuxième trimestre 2013, concernant le marché des tablettes tactiles. Leur croissance est en ralentissement, et c’est Apple qui trinque.

Les tablettes Apple se vendent moins

Selon les donnée de l’International Data Corporation, la croissance des ventes de tablettes dans le monde est en ralentissement. Les ventes du deuxième trimestre 2013 sont bien supérieurs à celles de l’année 2012 sur la même période (45,1 millions d’unités vendues en 2013, contre 28,3 millions d’unités en 2012), mais elles subissent une baisse de 9,7% par rapport au trimestre précédent.

En cause ? L’absence de nouveau produit d’appel chez Apple

Cette baisse s’opère de manière inégale. Apple est le plus touché, avec une diminution de 14% sur ses ventes de tablettes, alors qu’il en vendait encore 17 millions au premier trimestre 2012, il n’en vend plus que 14,6 millions au premier trimestre 2013. L’IDC a remarqué que chaque sortie d’une nouvelle tablette Apple, le marché connait une effervescence, avec une augmentation des ventes, aussi bien chez Apple, que chez ses concurrents. 

Le malheur des-un fait le bonheur des autres

En revanche, cette situation profite à tous les concurrent de la marque à la pomme. Samsung, son principal concurrent a vu ses vente grimper de 277% en un an ! Alors qu’il ne vendait que 2,1 millions de tablette en 2012, il atteint aujourd’hui les 8,1 millions d’unités vendues. Mais cette forte hausse se retrouve également chez d’autres fabricants, qu’il s’agisse d’Asus, de Lenovo ou encore d’Acer.

Bref, dès qu’Apple relâche un peu la pression, il peut se faire dévorer tout cru. Mais comme le souligne Ryan Reith, gesionnaire de programme détude chez IDC, ce qui joue un rôle déterminant dans cette bataille, c’est la qualité de la plate-forme utilisée par les tablettes. Affaire à suivre, en attendant l’arrivée des nouveaux produits Apple

 

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Philips fait progresser le jeu vidéo sur Smart TV avec uWand

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Moto X : un smartphone à l’écoute

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Xbox One : il vous en coutera 60 $ pour jouer en ligne à plusieurs

Pour bénéficier de certains services du Xbox Live Gold, comme l’enregistrement vidéo de leurs exploits au cours d’une partie, ou pour s’amuser avec leurs amis à distance, les utilisateurs n’auront pas le choix : il faudra payer.

Xbox One : il vous en coutera 60 $ pour jouer en ligne à plusieurs

Décidément, la futur Xbox One réserve encore des surprises, et pas forcément les meilleures. Microsoft vient de confirmer qu’il faudra débourser 59,99 $ pour l’accès à tous les services du Xbox Live Gold. Cela ne signifie pas que sans payer, les joueurs n’auront accès à rien. L’accès à Internet sur sa TV sera possible, mais pour bénéficier d’autres services comme jouer en multi-joueurs en ligne, la capture automatique de vidéos, ou encore passer des appels via Skype, il faudra payer.

Un service qui n’est pas nouveau chez Microsoft. Sur la Xbox 360, l’accès à certains service du Live nécessitaient déjà un abonnement.Son principal concurrent Sony, lui emboitera le pas. Désormais l’accès à son service de jeu en ligne multijoueurs, ainsi qu’à d’autres services coutera 49,99 $ par an, comme le souligne The Verge.

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Twitter active la double-authentification sans SMS en France

Le réseau social renforce la sécurité des comptes en utilisant une technique de vérification par les applications mobiles.

Twitter active la double-authentification sans SMS en France

On savait que Twitter préparait un système de sécurité et qu’une méthode par SMS était déjà proposée aux utilisateurs des USA. C’est chose faite aussi pour le reste du monde avec la double authentification par les applications.

Si l’option était bien présente dans les paramètres du compte Twitter en France, elle n’était pas activable faute d’accord avec les opérateurs locaux. C’est finalement l’option de l’application mobile qui est maintenant en place. Cela permet à Twitter de se passer d’accord avec les opérateurs français et mondiaux mais laisse de côté les possesseurs de “feature phones” qui ne peuvent installer d’applications.

Autre précaution, en cas de perte du mobile, un code que l’utilisateur devra garder précieusement permettra de débloquer le compte sans avoir à utiliser le téléphone par le biais duquel la sécurité a été activée.

Seules les dernières versions des applications Android et iPhone/iPad mises à jour pour l’occasion sont pour l’instant compatibles. L’utilisateur doit activer l’option par les paramètres de l’app mobile et c’est sur ce même mobile qu’il recevra la notification de connexion.

En pratique : utiliser la double authentification Twitter en France

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Sony lance un outil de recommandation de lecture basé sur vos humeurs

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Google Play Musique : 30 jours gratuits et écoute illimitée à 7.99 euros

Le géant du web ouvre son offre de streaming musical au public français avec une offre d’essai et un tarif préférentiel limité dans le temps.

Google Play Musique : 30 jours gratuits et écoute illimitée à 7.99 euros

Google Play Musique est maintenant accessible au public français. Une offre promotionelle propose de tester le service et de bénéficier d’un prix réduit si l’on s’abonne dès aujourd’hui.

Il était déjà possible d’utiliser Google Play Musique en utilisant le service comme un moyen de stockage en ligne afin d’écouter sa bibliothèque. On peut dorénavant l’utiliser comme un service d’écoute en streaming comme Spotify, Deezer ou Qobuz.

Pour promouvoir l’arrivée du service en France, Google offre le premier mois d’écoute gratuit. D’autre part, ceux qui choisissent de s’abonner avent le 15 septembre prochain bénéficient d’un tarif préférentiel de 7.99 euros.

Paiment Google Musique

Les deux offres ne sont pas dissociables l’une de l’autre : les 30 jours offerts ne sont validés qu’en renseignant un numéro de carte de crédit. L’opération met en place un paiement récurrent qui commencera 30 jours après la date d’inscription mais qu’il est possible d’annuler via les paramètres en ligne.

Sitôt enregistré, l’utilisateur est invité à envoyer sa musique en ligne, un service proposé gratuitement, grâce au logiciel Music Manager ou commencer à rechercher un nom de titre, d’artiste, de groupe ou d’album pour profiter de son abonnement payant.

Plus : Découvrir Google Music All Access ou voir le test vidéo
En pratique : Google Music, régler la bande passante pour envoyer la musique en ligne

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